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 Savoir donner de la reconnaissance positive aux enfants

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MessageSujet: Savoir donner de la reconnaissance positive aux enfants   Lun 24 Sep - 19:24

Savoir Savoir donner de la reconnaissance positive aux enfants (ou comment éviter les risques futurs de répétition des conduites d’échecs) - Noële BARBOT

lundi 13 novembre 2006.

Popularité : 1 %


Les enfants sont des "éponges" à émotions. Nul doute que l’enfant sera largement influencé par l’amour qu’il aura reçu de ses parents, ou plutôt qu’il n’aura pas (ou mal) reçu. L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé et reconnu, et ce, dès son plus jeune âge. Savoir donner de la reconnaissance positive à un enfant c’est lui permettre de grandir dans un certain équilibre psychoaffectif et contribuer ainsi à lui éviter les risques futurs de répétition des conduites d’échecs lorsque l’enfant sera devenu adulte... Voilà ce qu’aborde Noële BARBOT, psychothérapeute et écrivain, dans l’article qui suit paru en octobre 2001 dans PSYCHANALYSE MAGAZINE.

Loïc BRUNET



De la répétition des conduites d’échec

Publié avec l’aimable autorisation de Noële BARBOT...

Entre "toujours remettre les pieds dans les mêmes sabots" ou "mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour mériter ça ?", les expressions ne manquent pas pour signaler que certaines personnes se trouvent inlassablement confrontées aux mêmes difficultés.

Comment expliquer qu’une personne qui a "tout pour être heureuse !" ne le soit pas ou que telle autre dotée d’un Q.I. ( quotient intellectuel ) supérieur à la moyenne se retrouve en échec scolaire, ou que telle autre aille d’échec sentimental en rupture douloureuse ou d’abandon en abandon ?

La question mérite réflexion et nous allons tenter d’apporter un éclairage à partir de notre vécu et aussi des témoignages de ceux et celles qui nous consultent.

L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé, reconnu. L’absence totale de reconnaissance conduit inéluctablement à la mort.

La reconnaissance que l’enfant reçoit peut être liée au FAIRE, c’est à dire qu’il s’agit d’une reconnaissance conditionnelle. Elle peut être positive : c’est bien ! tu as bien travaillé, tu as fait un beau dessin..., tu as bien rangé ta chambre... etc...

Elle peut aussi être négative car l’enfant ne fait pas que des actes réussis mais également des erreurs voire des bêtises et il a besoin de repères et aussi d’interdits. Il est par conséquent normal qu’il reçoive de la reconnaissance conditionnelle négative, qui peut se traduire par : ce travail est mal fait, il faut le recommencer ; ces calculs sont faux, il faut recompter ; cette dictée comporte six erreurs à corriger..., le bruit que tu fais est insupportable...

Un enfant calme, peu bruyant, relativement autonome peut s’apercevoir que parfois il peut rester de longues heures sans recevoir d’attention ou de reconnaissance de la part de ses parents ou de ses éducateurs. Quand l’enfant prend le risque de demander cette reconnaissance : "maman ou papa, tu viens jouer avec moi ?" la réponse peut aussi être : "pas tout de suite, tu vois bien que je suis occupé(e)..."

Il suffit que l’enfant fasse une bêtise, casse un objet, malmène un petit frère ou une sœur pour que immédiatement l’adulte abandonne son activité et donne tout de suite de la reconnaissance conditionnelle négative qui pourra se traduire éventuellement par une fessée. L’enfant a tôt fait de se rendre compte qu’il est plus rapide et facile d’obtenir de la reconnaissance négative plutôt que de la reconnaissance positive.

Le plus important cependant à nos yeux concerne la reconnaissance inconditionnelle liée à L’ÊTRE. Elle aussi peut être positive : je t’aime, tu es adorable... tu es formidable... tu es mignon...etc...

Malheureusement elle peut aussi être négative : Je ne t’aime plus, tu es vilain(e)..., tu es méchant(e)... tu es insupportable.... ou menteur, ou nul(le)....

Bien souvent nous remarquons qu’il s’agit d’une confusion entre FAIRE et ÊTRE. Un mensonge ne fait pas un menteur, une maladresse ne fait pas un maladroit.

Ma copie peut être nulle, je ne SUIS pas nul !

Cette confusion entretient chez celui qui en a été victime un manque de confiance très préjudiciable pour la suite des événements. Nous voyons là une des conséquences de l’effet PYGMALION.

Pygmalion était un roi légendaire de Chypre, sculpteur. Il avait conçu la statue de la femme idéale à ses yeux et en était tombé amoureux. La déesse de l’Amour, sensible aux vœux de Pygmalion a donné vie à Galathée. Cette dernière est devenue son épouse et la mère de son fils car Pygmalion a CRU cette vie possible. C’est la foi qui provoque le miracle. C’est aussi ce que l’on appelle la réalisation automatique des prophéties ou encore le phénomène oedipien. Dans la légende d’Œdipe, la tragédie s’accomplit car à tous les niveaux chaque protagoniste a Foi en l’oracle et en voulant éviter le drame, chacun le provoque.

C’est ainsi que comme dans les contes, les fées (ou les parents), en se penchant sur notre berceau ou au cours de notre enfance ont pu prononcer des bénédictions ou au contraire des malédictions et ces dernières peuvent expliquer un certain nombre de conduites d’échec. Il faudrait aussi pouvoir étudier la psychogénéalogie de chaque personne en situation d’échec pour se rendre compte que parfois il s’agit d’une répétition de l’histoire familiale, sorte de fidélité à des ancêtres, ou de loyauté vis à vis d’eux.

Il est possible aussi de tenter de régler des comptes familiaux et d’échouer précisément parce que papa ou maman a réussi. Certains enfants ont également entendu de manière inconsciente "l’interdit" de "dépasser" le parent dans la réussite professionnelle, sociale ou familiale.

Paradoxalement aussi certains enfants échouent parce qu’ils sentent peser sur leurs épaules le poids des attentes de leurs parents et que les "missions de réparation" sont lourdes à porter. Le philosophe Alain écrivait que les enfants partaient à l’école plus chargés du poids des espérances de leurs parents que du poids de leur cartable.

Une fois de plus l’enjeu est l’amour. Rien n’est plus important pour l’enfant que de se savoir aimé. La confusion évidente dans le langage et dans les messages parentaux entre reconnaissance conditionnelle et reconnaissance inconditionnelle laisse croire à l’enfant que s’il échoue il risque de ne plus être aimé ou peut - être moins aimé. Par conséquent l’enfant a peur de l’échec. Il se sent paralysé et il n’entreprend pas. "Qui ne risque rien n’a rien" nous dit le proverbe et voilà comment beaucoup de personnes se retrouvent dans des situations d’échec.

La personne avec laquelle le lien se tisse le plus tôt est la mère et cette dernière va jouer un rôle fondamental par rapport à la confiance que ses enfants vont développer ou non dans la vie.

Beaucoup de mères n’ont pas eu le mode d’emploi d’une relation en santé avec leurs enfants et toutes ne sont pas naturellement des mamans capables de donner de la tendresse et des bisous...

Si beaucoup, pour ne pas dire toutes, ont de l’amour pour leur enfant, nombreuses sont celles qui ne parviennent pas à le distiller harmonieusement dans la relation, de façon à ce que l’enfant se sente aimé.

Quand un enfant ne se sent pas aimé il ne peut pas concevoir que sa mère ne sache pas aimer. Le message qui s’inscrit en lui, au plus profond de son inconscient est qu’il n’est pas digne d’être aimé ; c’est qu’il n’a pas de valeur. Par conséquent puisqu’il n’a pas de valeur il ne PEUT pas réussir et inconsciemment il s’arrange pour saboter toutes ses chances. Quand la réussite se présente quand même et qu’un poste important est proposé ou que le partenaire "idéal" surgit ou tout autre événement vécu comme "c’est trop beau pour être vrai", inconsciemment, comme un enfant qui n’aurait jamais eu un beau jouet, la personne va "casser" tout de suite ce qui lui semble trop beau pour elle. C’est une façon de ne pas trop s’attacher, de ne pas trop y croire, de peur d’être trop déçu(e), de trop souffrir si cette réussite devait ne pas durer.

Paradoxalement certains se suicident par peur de la mort. Beaucoup échouent par peur de l’échec.

Il faut aussi ne pas perdre de vue que toute situation inconfortable présente également des bénéfices secondaires.

Ainsi une personne habituée à l’échec peut également être connue et reconnue pour ce que certains appelleront "pas de chance". La peur de ne plus être reconnue donc de ne plus exister va pousser la personne à "s’engluer" dans cette situation et elle peut stagner dans ce que nous appellerons "l’érotisation de la souffrance".

Il va de soi que plus la situation d’échec s’est inscrite tôt dans la vie d’une personne et plus le nombre d’échecs augmente plus le message d’échec se renforce et alimente l’effet Pygmalion, donnant à ceux qui le vivent un sentiment de fatalité et d’impuissance.

Nous conclurons cependant sur une note d’espoir. Il est bien différent d’être porteur d’une plaie ouverte et d’avoir sur le corps les nombreuses cicatrices des blessures guéries. Nous ne pouvons pas changer notre passé mais nous avons la capacité de changer notre regard sur le passé, même quand celui-ci a été occulté, il existe des techniques pour communiquer avec notre inconscient et être à l’écoute de ce que ce dernier nous envoie comme messages à décoder.

_________________
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MessageSujet: Re: Savoir donner de la reconnaissance positive aux enfants   Lun 24 Sep - 19:24

En guérissant de nos blessures les plus anciennes nous pouvons réapprendre ou apprendre à nous aimer, à retrouver de l’estime pour nous, à acquérir davantage de confiance et nous autoriser à REUSSIR notre Vie .

Sur le chemin de Pygmalion, ou du besoin de reconnaissance...

De même que Pygmalion a donné vie à sa statue Galathée en croyant cette vie possible, nous pouvons devenir les auteurs de notre propre existence en nous libérant des chaînes du passé, en sortant des messages qui nous ont définis, conditionnés, et en retrouvant notre capacité à créer. Ce faisant nous retrouvons notre responsabilité ou "réponse habilitée".

Pour retrouver la liberté de gérer sa propre vie il est important de connaître ce que l’on appelle "l’effet Pygmalion", c’est à dire le phénomène qui consiste en ce qu’une croyance provoque la réalisation d’un événement, précisément et uniquement parce que cette croyance existe. C’est ce que l’on appelle également la réalisation automatique des prophéties, ou encore le phénomène Oedipien.

L’être humain est un être d’amour et de reconnaissance. Il est conçu, il se construit, il grandit dans ce besoin d’exister, c’est à dire de recevoir des signes de reconnaissance. Cette dernière peut être conditionnelle, liée au FAIRE , ou inconditionnelle liée à l’ÊTRE.

Dans les deux cas les marques de reconnaissance peuvent être positives ou négatives. Ces "marques" peuvent effectivement s’imprimer en nous et nous verrons à quel point une étiquette peut "coller" et provoquer ce que parfois nous souhaitons tout au contraire éviter.

Que CROIRE pour CROÎTRE ?(ou comment éviter les risques futurs de répétition des conduites d’échecs) - Noële BARBOT


lundi 13 novembre 2006.

Popularité : 1 %


Les enfants sont des "éponges" à émotions. Nul doute que l’enfant sera largement influencé par l’amour qu’il aura reçu de ses parents, ou plutôt qu’il n’aura pas (ou mal) reçu. L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé et reconnu, et ce, dès son plus jeune âge. Savoir donner de la reconnaissance positive à un enfant c’est lui permettre de grandir dans un certain équilibre psychoaffectif et contribuer ainsi à lui éviter les risques futurs de répétition des conduites d’échecs lorsque l’enfant sera devenu adulte... Voilà ce qu’aborde Noële BARBOT, psychothérapeute et écrivain, dans l’article qui suit paru en octobre 2001 dans PSYCHANALYSE MAGAZINE.

Loïc BRUNET



De la répétition des conduites d’échec

Publié avec l’aimable autorisation de Noële BARBOT...

Entre "toujours remettre les pieds dans les mêmes sabots" ou "mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour mériter ça ?", les expressions ne manquent pas pour signaler que certaines personnes se trouvent inlassablement confrontées aux mêmes difficultés.

Comment expliquer qu’une personne qui a "tout pour être heureuse !" ne le soit pas ou que telle autre dotée d’un Q.I. ( quotient intellectuel ) supérieur à la moyenne se retrouve en échec scolaire, ou que telle autre aille d’échec sentimental en rupture douloureuse ou d’abandon en abandon ?

La question mérite réflexion et nous allons tenter d’apporter un éclairage à partir de notre vécu et aussi des témoignages de ceux et celles qui nous consultent.

L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé, reconnu. L’absence totale de reconnaissance conduit inéluctablement à la mort.

La reconnaissance que l’enfant reçoit peut être liée au FAIRE, c’est à dire qu’il s’agit d’une reconnaissance conditionnelle. Elle peut être positive : c’est bien ! tu as bien travaillé, tu as fait un beau dessin..., tu as bien rangé ta chambre... etc...

Elle peut aussi être négative car l’enfant ne fait pas que des actes réussis mais également des erreurs voire des bêtises et il a besoin de repères et aussi d’interdits. Il est par conséquent normal qu’il reçoive de la reconnaissance conditionnelle négative, qui peut se traduire par : ce travail est mal fait, il faut le recommencer ; ces calculs sont faux, il faut recompter ; cette dictée comporte six erreurs à corriger..., le bruit que tu fais est insupportable...

Un enfant calme, peu bruyant, relativement autonome peut s’apercevoir que parfois il peut rester de longues heures sans recevoir d’attention ou de reconnaissance de la part de ses parents ou de ses éducateurs. Quand l’enfant prend le risque de demander cette reconnaissance : "maman ou papa, tu viens jouer avec moi ?" la réponse peut aussi être : "pas tout de suite, tu vois bien que je suis occupé(e)..."

Il suffit que l’enfant fasse une bêtise, casse un objet, malmène un petit frère ou une sœur pour que immédiatement l’adulte abandonne son activité et donne tout de suite de la reconnaissance conditionnelle négative qui pourra se traduire éventuellement par une fessée. L’enfant a tôt fait de se rendre compte qu’il est plus rapide et facile d’obtenir de la reconnaissance négative plutôt que de la reconnaissance positive.

Le plus important cependant à nos yeux concerne la reconnaissance inconditionnelle liée à L’ÊTRE. Elle aussi peut être positive : je t’aime, tu es adorable... tu es formidable... tu es mignon...etc...

Malheureusement elle peut aussi être négative : Je ne t’aime plus, tu es vilain(e)..., tu es méchant(e)... tu es insupportable.... ou menteur, ou nul(le)....

Bien souvent nous remarquons qu’il s’agit d’une confusion entre FAIRE et ÊTRE. Un mensonge ne fait pas un menteur, une maladresse ne fait pas un maladroit.

Ma copie peut être nulle, je ne SUIS pas nul !

Cette confusion entretient chez celui qui en a été victime un manque de confiance très préjudiciable pour la suite des événements. Nous voyons là une des conséquences de l’effet PYGMALION.

Pygmalion était un roi légendaire de Chypre, sculpteur. Il avait conçu la statue de la femme idéale à ses yeux et en était tombé amoureux. La déesse de l’Amour, sensible aux vœux de Pygmalion a donné vie à Galathée. Cette dernière est devenue son épouse et la mère de son fils car Pygmalion a CRU cette vie possible. C’est la foi qui provoque le miracle. C’est aussi ce que l’on appelle la réalisation automatique des prophéties ou encore le phénomène oedipien. Dans la légende d’Œdipe, la tragédie s’accomplit car à tous les niveaux chaque protagoniste a Foi en l’oracle et en voulant éviter le drame, chacun le provoque.

C’est ainsi que comme dans les contes, les fées (ou les parents), en se penchant sur notre berceau ou au cours de notre enfance ont pu prononcer des bénédictions ou au contraire des malédictions et ces dernières peuvent expliquer un certain nombre de conduites d’échec. Il faudrait aussi pouvoir étudier la psychogénéalogie de chaque personne en situation d’échec pour se rendre compte que parfois il s’agit d’une répétition de l’histoire familiale, sorte de fidélité à des ancêtres, ou de loyauté vis à vis d’eux.

Il est possible aussi de tenter de régler des comptes familiaux et d’échouer précisément parce que papa ou maman a réussi. Certains enfants ont également entendu de manière inconsciente "l’interdit" de "dépasser" le parent dans la réussite professionnelle, sociale ou familiale.

Paradoxalement aussi certains enfants échouent parce qu’ils sentent peser sur leurs épaules le poids des attentes de leurs parents et que les "missions de réparation" sont lourdes à porter. Le philosophe Alain écrivait que les enfants partaient à l’école plus chargés du poids des espérances de leurs parents que du poids de leur cartable.

Une fois de plus l’enjeu est l’amour. Rien n’est plus important pour l’enfant que de se savoir aimé. La confusion évidente dans le langage et dans les messages parentaux entre reconnaissance conditionnelle et reconnaissance inconditionnelle laisse croire à l’enfant que s’il échoue il risque de ne plus être aimé ou peut - être moins aimé. Par conséquent l’enfant a peur de l’échec. Il se sent paralysé et il n’entreprend pas. "Qui ne risque rien n’a rien" nous dit le proverbe et voilà comment beaucoup de personnes se retrouvent dans des situations d’échec.

La personne avec laquelle le lien se tisse le plus tôt est la mère et cette dernière va jouer un rôle fondamental par rapport à la confiance que ses enfants vont développer ou non dans la vie.

Beaucoup de mères n’ont pas eu le mode d’emploi d’une relation en santé avec leurs enfants et toutes ne sont pas naturellement des mamans capables de donner de la tendresse et des bisous...

Si beaucoup, pour ne pas dire toutes, ont de l’amour pour leur enfant, nombreuses sont celles qui ne parviennent pas à le distiller harmonieusement dans la relation, de façon à ce que l’enfant se sente aimé.

Quand un enfant ne se sent pas aimé il ne peut pas concevoir que sa mère ne sache pas aimer. Le message qui s’inscrit en lui, au plus profond de son inconscient est qu’il n’est pas digne d’être aimé ; c’est qu’il n’a pas de valeur. Par conséquent puisqu’il n’a pas de valeur il ne PEUT pas réussir et inconsciemment il s’arrange pour saboter toutes ses chances. Quand la réussite se présente quand même et qu’un poste important est proposé ou que le partenaire "idéal" surgit ou tout autre événement vécu comme "c’est trop beau pour être vrai", inconsciemment, comme un enfant qui n’aurait jamais eu un beau jouet, la personne va "casser" tout de suite ce qui lui semble trop beau pour elle. C’est une façon de ne pas trop s’attacher, de ne pas trop y croire, de peur d’être trop déçu(e), de trop souffrir si cette réussite devait ne pas durer.

Paradoxalement certains se suicident par peur de la mort. Beaucoup échouent par peur de l’échec.

Il faut aussi ne pas perdre de vue que toute situation inconfortable présente également des bénéfices secondaires.

Ainsi une personne habituée à l’échec peut également être connue et reconnue pour ce que certains appelleront "pas de chance". La peur de ne plus être reconnue donc de ne plus exister va pousser la personne à "s’engluer" dans cette situation et elle peut stagner dans ce que nous appellerons "l’érotisation de la souffrance".

Il va de soi que plus la situation d’échec s’est inscrite tôt dans la vie d’une personne et plus le nombre d’échecs augmente plus le message d’échec se renforce et alimente l’effet Pygmalion, donnant à ceux qui le vivent un sentiment de fatalité et d’impuissance.

Nous conclurons cependant sur une note d’espoir. Il est bien différent d’être porteur d’une plaie ouverte et d’avoir sur le corps les nombreuses cicatrices des blessures guéries. Nous ne pouvons pas changer notre passé mais nous avons la capacité de changer notre regard sur le passé, même quand celui-ci a été occulté, il existe des techniques pour communiquer avec notre inconscient et être à l’écoute de ce que ce dernier nous envoie comme messages à décoder.

En guérissant de nos blessures les plus anciennes nous pouvons réapprendre ou apprendre à nous aimer, à retrouver de l’estime pour nous, à acquérir davantage de confiance et nous autoriser à REUSSIR notre Vie .

Sur le chemin de Pygmalion, ou du besoin de reconnaissance...

De même que Pygmalion a donné vie à sa statue Galathée en croyant cette vie possible, nous pouvons devenir les auteurs de notre propre existence en nous libérant des chaînes du passé, en sortant des messages qui nous ont définis, conditionnés, et en retrouvant notre capacité à créer. Ce faisant nous retrouvons notre responsabilité ou "réponse habilitée".

Pour retrouver la liberté de gérer sa propre vie il est important de connaître ce que l’on appelle "l’effet Pygmalion", c’est à dire le phénomène qui consiste en ce qu’une croyance provoque la réalisation d’un événement, précisément et uniquement parce que cette croyance existe. C’est ce que l’on appelle également la réalisation automatique des prophéties, ou encore le phénomène Oedipien.

L’être humain est un être d’amour et de reconnaissance. Il est conçu, il se construit, il grandit dans ce besoin d’exister, c’est à dire de recevoir des signes de reconnaissance. Cette dernière peut être conditionnelle, liée au FAIRE , ou inconditionnelle liée à l’ÊTRE.

Dans les deux cas les marques de reconnaissance peuvent être positives ou négatives. Ces "marques" peuvent effectivement s’imprimer en nous et nous verrons à quel point une étiquette peut "coller" et provoquer ce que parfois nous souhaitons tout au contraire éviter.

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